Publié le 19/05/2026
France Travail publie les résultats de son enquête Besoins en main-d'œuvre (Bmo) 2026 pour la région Bfc : 23 % des établissements envisagent de recruter, soit une proportion légèrement supérieure à 2025 et équivalente à la moyenne nationale. Toutefois, le volume total de projets recule légèrement, dans un contexte de tensions de recrutement en recul et de fortes disparités sectorielles.
Des signaux contradictoires sur le marché de l'emploi régional
En 2026, la Bfc compte 85 690 projets de recrutement, soit 1 660 de moins qu'en 2025.
Cette baisse du volume global contraste avec l'augmentation de la proportion d'établissements recruteurs, qui passe de 22,3 % à 23 %.
Une dynamique contrastée selon les secteurs
Les intentions de recrutement varient fortement selon les secteurs d'activité. Les établissements sont proportionnellement les plus nombreux à anticiper des embauches
dans :
l'industrie manufacturière (26,5 % des établissements),
l'agriculture et l'industrie agroalimentaire (24,8 %),
les services (23,1 %).
En volume, les services concentrent à eux seuls 59 % des projets de recrutement, devant l'agriculture qui en représente 15 %.
Les évolutions par rapport à 2025 sont également différenciées : la construction et le commerce enregistrent les baisses les plus marquées (-14 % et -13 %), suivis de l'agriculture (-4 %), tandis que l'industrie et les services affichent une légère progression (+2 % chacun).
Un recul des tensions de recrutement
Les difficultés de recrutement anticipées par les employeurs diminuent : 47 % des projets sont jugés difficiles en 2026, contre un niveau supérieur en 2025.
Ces tensions restent toutefois très hétérogènes selon les secteurs, allant de 39 % dans le commerce à 71 % dans la construction.
Saisonnalité et taille des structures
L'enquête révèle que 32 % des projets de recrutement sont liés à une activité saisonnière. La dynamique concerne l'ensemble des structures : 78 % des établissements de 200 salariés et plus envisagent de recruter, tandis que 44 % des projets émanent de structures de moins de 10 salariés.
France Travail